<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>BRON Magazine</title>
	<atom:link href="https://bron-magazine.org/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://bron-magazine.org/</link>
	<description>Magazine des Bron</description>
	<lastBuildDate>Wed, 14 Oct 2026 12:54:25 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2025/11/favicon-32x32-1.png</url>
	<title>BRON Magazine</title>
	<link>https://bron-magazine.org/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Tontines, entraide et funérailles : la solidarité au cœur de la vie communautaire Abron</title>
		<link>https://bron-magazine.org/tontines-entraide-funerailles-vie-communautaire-abron/</link>
					<comments>https://bron-magazine.org/tontines-entraide-funerailles-vie-communautaire-abron/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yaya Dembele]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 12:01:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIÉTÉ & DIASPORA]]></category>
		<category><![CDATA[Vie communautaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bron-magazine.org/tontines-entraide-funerailles-vie-communautaire-abron/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le pays Abron, la solidarité n’est pas un vain mot. Tontines, travaux collectifs aux champs, cotisations pour les funérailles : la vie communautaire repose sur un tissu d’entraide qui&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/tontines-entraide-funerailles-vie-communautaire-abron/">Tontines, entraide et funérailles : la solidarité au cœur de la vie communautaire Abron</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans le pays Abron, la solidarité n’est pas un vain mot. <strong>Tontines</strong>, travaux collectifs aux champs, cotisations pour les <strong>funérailles</strong> : la vie communautaire repose sur un tissu d’entraide qui a traversé les générations et s’adapte aujourd’hui aux outils modernes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La solidarité, valeur cardinale du monde akan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chez les Akan, l’individu n’existe jamais seul : il appartient à une <strong>famille élargie</strong>, à un lignage, à un village. Chacun a des droits, mais aussi des devoirs envers la communauté. Cette conception explique la force des mécanismes d’entraide encore très présents chez les Abron.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les tontines : épargner ensemble</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>tontine</strong> est l’un des outils financiers les plus répandus. Son principe est simple :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un groupe de personnes se réunit à intervalles réguliers ;</li>
<li>chacun verse une somme fixe ;</li>
<li>à chaque tour, un membre reçoit la totalité de la cagnotte ;</li>
<li>le cycle continue jusqu’à ce que tous aient bénéficié du pot.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les tontines permettent de financer un commerce, des frais de scolarité, un équipement ou un événement familial, sans passer par une banque. Elles sont particulièrement développées chez les <strong>femmes commerçantes</strong> et dans les groupements.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’entraide aux champs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Défrichage, buttage des ignames, récoltes : les grands travaux agricoles se font souvent en groupe. Les membres d’une association de travail se relaient d’un champ à l’autre. Ce système permet d’accomplir en un jour ce qu’une famille seule mettrait des semaines à réaliser, tout en renforçant les liens entre voisins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les funérailles : un devoir collectif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>funérailles</strong> occupent une place centrale dans la culture akan. Elles honorent le défunt, réunissent la famille dispersée et réaffirment l’unité du lignage. Leur organisation mobilise toute la communauté :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>cotisations de la famille, des ressortissants et des associations ;</li>
<li>accueil des visiteurs, repas, hébergement ;</li>
<li>cérémonies, chants et danses.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût croissant des funérailles fait débat dans de nombreuses familles. Beaucoup plaident pour des cérémonies plus sobres, qui gardent le sens profond du rite sans mettre les familles en difficulté.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" width="1024" height="682"  alt="Femmes en tenue de deuil lors de funérailles akan" class="wp-image-2299"/ loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/funerailles-akan-1024x682.jpg" srcset="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/funerailles-akan-1024x682.jpg 1024w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/funerailles-akan-300x200.jpg 300w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/funerailles-akan-768x512.jpg 768w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/funerailles-akan-1536x1023.jpg 1536w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/funerailles-akan-1170x780.jpg 1170w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/funerailles-akan-585x390.jpg 585w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/funerailles-akan-263x175.jpg 263w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/funerailles-akan-1320x879.jpg 1320w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/funerailles-akan-600x400.jpg 600w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/funerailles-akan.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Funérailles akan : un moment où toute la communauté se mobilise.<br><small>Photo : Kwameghana(Bright Kwame Ayisi) / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Final_funeral_rites_tradition.jpg" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC BY-SA 4.0</small></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Quand la tradition rencontre le numérique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les formes de solidarité évoluent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Mobile money</strong> pour les cotisations et les transferts ;</li>
<li><strong>Groupes WhatsApp</strong> pour informer et mobiliser les membres, au village comme en diaspora ;</li>
<li><strong>Coopératives et mutuelles</strong> plus structurées, avec des statuts écrits.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces outils facilitent l’organisation, mais rappellent aussi l’importance de règles claires : registres tenus à jour, responsables désignés, comptes rendus réguliers. C’est la confiance qui fait vivre la solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À lire aussi : <a href="https://bron-magazine.org/societe-diaspora/">Société et diaspora du peuple Abron</a> et <a href="https://bron-magazine.org/diaspora-abron-financement-projets-villages/">comment la diaspora finance le développement des villages</a>.</p>



<p class="bron-photo-credit wp-block-paragraph">Photo de couverture : Kamara kolo rachelle / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Tenue_Abron_02.JPG" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC BY-SA 4.0</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/tontines-entraide-funerailles-vie-communautaire-abron/">Tontines, entraide et funérailles : la solidarité au cœur de la vie communautaire Abron</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bron-magazine.org/tontines-entraide-funerailles-vie-communautaire-abron/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Kentè chez les Abron : tissage, symboles et savoir-faire d’un pagne royal</title>
		<link>https://bron-magazine.org/kente-abron-tissage-symboles-pagne-royal/</link>
					<comments>https://bron-magazine.org/kente-abron-tissage-symboles-pagne-royal/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yaya Dembele]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 12:01:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Commerce & artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE & PATRIMOINE]]></category>
		<category><![CDATA[Musique, danse & artisanat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bron-magazine.org/kente-abron-tissage-symboles-pagne-royal/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mariages, intronisations, grandes fêtes : chez les Abron, le pagne Kentè accompagne les moments les plus importants de la vie. Tissé à la main, chargé de couleurs et de symboles,&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/kente-abron-tissage-symboles-pagne-royal/">Le Kentè chez les Abron : tissage, symboles et savoir-faire d’un pagne royal</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Mariages, intronisations, grandes fêtes : chez les Abron, le <strong>pagne Kentè</strong> accompagne les moments les plus importants de la vie. Tissé à la main, chargé de couleurs et de symboles, il est l’un des emblèmes les plus forts de la culture akan. Plongée dans l’univers de ce textile royal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tissu né du savoir-faire akan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Kentè est associé aux peuples akan, notamment aux Ashanti, ainsi qu’aux Ewé. Certaines traditions attribuent aux <a href="https://bron-magazine.org/bron-akan/">Bono, ancêtres des Bron</a>, un rôle ancien dans le développement du tissage dans le monde akan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa particularité : il est tissé en <strong>bandes étroites</strong> sur un métier à tisser traditionnel. Les bandes sont ensuite cousues côte à côte pour former le pagne. Un grand pagne Kentè peut représenter de nombreuses heures, voire des semaines de travail.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="576"  alt="Bandes de Kentè en cours de tissage sur un métier traditionnel" class="wp-image-2294"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tissage-kente-bandes-1024x576.jpg" srcset="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tissage-kente-bandes-1024x576.jpg 1024w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tissage-kente-bandes-300x169.jpg 300w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tissage-kente-bandes-768x432.jpg 768w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tissage-kente-bandes-1536x864.jpg 1536w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tissage-kente-bandes-1170x658.jpg 1170w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tissage-kente-bandes-585x329.jpg 585w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tissage-kente-bandes-1320x743.jpg 1320w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tissage-kente-bandes-600x338.jpg 600w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tissage-kente-bandes.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Kentè est tissé en bandes étroites, assemblées ensuite en pagne.<br><small>Photo : daSupremo / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Kente_weaving_02.jpg" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC BY-SA 4.0</small></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Les couleurs et leur signification</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="813"  alt="Pagnes Kentè aux motifs et couleurs variés" class="wp-image-2295"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-1024x813.jpg" srcset="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-1024x813.jpg 1024w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-300x238.jpg 300w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-768x610.jpg 768w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-1536x1220.jpg 1536w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-1170x929.jpg 1170w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-585x465.jpg 585w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-1320x1049.jpg 1320w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-600x477.jpg 600w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Chaque motif et chaque couleur du Kentè porte un sens.<br><small>Photo : Warmglow / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Different_Kente_cloth,_Tafi,_Volta_region.jpg" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC0</small></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Chaque couleur porte un sens, selon des interprétations largement partagées dans le monde akan :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Or / jaune</strong> : richesse, royauté, prospérité ;</li>
<li><strong>Vert</strong> : récolte, croissance, renouveau ;</li>
<li><strong>Rouge</strong> : sacrifice, lutte, force ;</li>
<li><strong>Noir</strong> : maturité, lien avec les ancêtres ;</li>
<li><strong>Bleu</strong> : paix, harmonie, amour ;</li>
<li><strong>Blanc</strong> : pureté, joie, victoire.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les motifs eux-mêmes ont des noms et peuvent évoquer des proverbes, des événements historiques ou des valeurs morales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Kentè dans la vie des Abron</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Mariage</strong> : les pagnes Kentè font partie des présents offerts lors de la dot. Découvrez notre article sur <a href="https://bron-magazine.org/koko-et-dot-en-pays-bron-mariage-tradition-abron/">le Koko et la Dot en pays Bron</a>.</li>
<li><strong>Royauté</strong> : rois, reines-mères et dignitaires le portent lors des cérémonies officielles.</li>
<li><strong>Fêtes et danses</strong> : il habille les danseurs lors des festivals et des célébrations culturelles.</li>
<li><strong>Grands événements familiaux</strong> : baptêmes, anniversaires, retrouvailles de la diaspora.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="768" height="1024"  alt="Jeune danseuse Abron vêtue de Kentè" class="wp-image-2296"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/danseuse-abron-kente-768x1024.jpg" srcset="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/danseuse-abron-kente-768x1024.jpg 768w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/danseuse-abron-kente-225x300.jpg 225w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/danseuse-abron-kente-1152x1536.jpg 1152w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/danseuse-abron-kente-1170x1560.jpg 1170w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/danseuse-abron-kente-585x780.jpg 585w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/danseuse-abron-kente-600x800.jpg 600w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/danseuse-abron-kente.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une jeune danseuse Abron parée de Kentè.<br><small>Photo : Kamara kolo rachelle / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Danseuse_Abron.JPG" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC BY-SA 4.0</small></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Vrai Kentè ou imprimé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On trouve aujourd’hui beaucoup de <strong>tissus imprimés</strong> reprenant les motifs du Kentè. Ils sont plus accessibles, mais ne remplacent pas le Kentè tissé main. Pour reconnaître un véritable Kentè :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les <strong>bandes cousues</strong> sont visibles ;</li>
<li>le motif est <strong>tissé dans la fibre</strong>, identique sur l’endroit et l’envers ;</li>
<li>le tissu est plus <strong>épais et lourd</strong> qu’un imprimé.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Acheter un Kentè tissé main, c’est aussi soutenir les tisserands et faire vivre un savoir-faire précieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un artisanat à valoriser</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le tissage, comme la sculpture des <a href="https://bron-magazine.org/tabouret-traditionnel-akan/">tabourets traditionnels</a>, fait partie des métiers d’art qui méritent d’être mieux connus et transmis aux jeunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous êtes tisserand, couturier ou artisan dans le pays Abron ? BRON Magazine souhaite raconter votre métier. Contactez-nous à <a href="mailto:amanien@bron-magazine.org">amanien@bron-magazine.org</a>.</p>



<p class="bron-photo-credit wp-block-paragraph">Photo de couverture : Fquasie / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Kente_weaving_in_Ghana.jpg" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC BY-SA 4.0</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/kente-abron-tissage-symboles-pagne-royal/">Le Kentè chez les Abron : tissage, symboles et savoir-faire d’un pagne royal</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bron-magazine.org/kente-abron-tissage-symboles-pagne-royal/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Diaspora Abron : comment les ressortissants financent le développement des villages</title>
		<link>https://bron-magazine.org/diaspora-abron-financement-projets-villages/</link>
					<comments>https://bron-magazine.org/diaspora-abron-financement-projets-villages/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yaya Dembele]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 12:01:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Diaspora Abron]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives locales]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ & DIASPORA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bron-magazine.org/diaspora-abron-financement-projets-villages/</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Paris, Bruxelles, New York ou Abidjan, les ressortissants du pays Abron restent profondément attachés à leurs villages d’origine. Cotisations, collectes, transferts : la diaspora Abron est devenue un acteur&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/diaspora-abron-financement-projets-villages/">Diaspora Abron : comment les ressortissants financent le développement des villages</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À Paris, Bruxelles, New York ou Abidjan, les ressortissants du pays Abron restent profondément attachés à leurs villages d’origine. Cotisations, collectes, transferts : la <strong>diaspora Abron</strong> est devenue un acteur discret mais essentiel du développement local dans le Gontougo.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les associations de ressortissants, colonne vertébrale de la solidarité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans chaque grande ville où vivent des Abron, des <strong>associations de ressortissants</strong> se sont créées, souvent par village ou par canton. Elles jouent plusieurs rôles :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>maintenir le lien entre les membres et avec le village ;</li>
<li>organiser l’entraide en cas de deuil, de maladie ou de difficulté ;</li>
<li>collecter des fonds pour des projets communautaires ;</li>
<li>représenter les ressortissants auprès de la chefferie et des autorités locales.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La diaspora « interne », installée à Abidjan ou dans d’autres villes ivoiriennes, joue un rôle tout aussi important que celle de l’étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment l’argent circule</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Cotisations régulières</strong> des membres ;</li>
<li><strong>Collectes ponctuelles</strong> lors des fêtes, des assemblées ou des événements culturels ;</li>
<li><strong>Transferts par mobile money</strong>, qui ont considérablement simplifié les envois ;</li>
<li><strong>Contributions en nature</strong> : matériel scolaire, équipements médicaux, ordinateurs.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="461"  alt="Membres d’un groupement de femmes de village avec leur banderole" class="wp-image-2291"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/groupement-femmes-village-1024x461.jpg" srcset="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/groupement-femmes-village-1024x461.jpg 1024w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/groupement-femmes-village-300x135.jpg 300w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/groupement-femmes-village-768x346.jpg 768w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/groupement-femmes-village-1536x691.jpg 1536w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/groupement-femmes-village-1170x527.jpg 1170w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/groupement-femmes-village-585x263.jpg 585w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/groupement-femmes-village-1320x594.jpg 1320w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/groupement-femmes-village-600x270.jpg 600w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/groupement-femmes-village.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les groupements villageois sont des relais précieux pour les projets de la diaspora.<br><small>Photo : BOTI Constant / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Coop%C3%A9rative_EKWLA_EYO_des_femmes.jpg" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC0</small></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Les projets les plus soutenus</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Écoles</strong> : construction ou réhabilitation de classes, logements d’enseignants, fournitures ;</li>
<li><strong>Eau potable</strong> : forages et pompes villageoises ;</li>
<li><strong>Santé</strong> : cases de santé, équipement de dispensaires ;</li>
<li><strong>Électrification</strong> et éclairage public ;</li>
<li><strong>Bourses</strong> pour les élèves et étudiants méritants ;</li>
<li><strong>Foyers des jeunes</strong> et espaces culturels.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Les bonnes pratiques pour des projets qui durent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience montre que les projets réussis partagent quelques règles simples :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Partir des besoins réels</strong> exprimés par le village, en concertation avec la chefferie, les jeunes et les femmes.</li>
<li><strong>Créer un comité local</strong> chargé du suivi sur place.</li>
<li><strong>Être transparent</strong> : devis, reçus, comptes rendus réguliers, photos d’avancement.</li>
<li><strong>Prévoir l’entretien</strong> : une pompe ou un bâtiment sans budget de maintenance finit souvent à l’abandon.</li>
<li><strong>Travailler avec les autorités</strong> (mairie, conseil régional, services de l’État) pour éviter les doublons et obtenir les autorisations.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Au-delà de l’argent : les compétences</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La diaspora apporte aussi des <strong>compétences</strong> : médecins, ingénieurs, enseignants, entrepreneurs. Mentorat des jeunes, missions de formation, appui à la création d’entreprises : ces apports immatériels sont parfois aussi précieux que les fonds collectés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Votre association mène un projet dans le pays Abron ? Partagez-le avec BRON Magazine à <a href="mailto:amanien@bron-magazine.org">amanien@bron-magazine.org</a>. À lire aussi : <a href="https://bron-magazine.org/societe-diaspora-2/">Diaspora du peuple Abron : solidarité, modernité et transmission culturelle</a>.</p>



<p class="bron-photo-credit wp-block-paragraph">Photo de couverture : Mohamedcisse255 / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Climat_et_m%C3%A9t%C3%A9o_vue_a%C3%A9rienne_de_la_ville_de_Bondoukou_photo_Cisse_Mohamed_from_Wiki_Loves_Africa_C%C3%B4te_d%27Ivoire_Fan_Club-1.png" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC BY-SA 4.0</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/diaspora-abron-financement-projets-villages/">Diaspora Abron : comment les ressortissants financent le développement des villages</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bron-magazine.org/diaspora-abron-financement-projets-villages/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Circuit découverte autour de Bondoukou : Sorobango, Soko et la ville aux mille mosquées</title>
		<link>https://bron-magazine.org/circuit-bondoukou-sorobango-soko-tourisme/</link>
					<comments>https://bron-magazine.org/circuit-bondoukou-sorobango-soko-tourisme/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yaya Dembele]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 12:01:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hébergements & circuits]]></category>
		<category><![CDATA[Sites touristiques Abron]]></category>
		<category><![CDATA[TOURISME & DÉCOUVERTE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bron-magazine.org/circuit-bondoukou-sorobango-soko-tourisme/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ville historique, carrefour commercial, terre de royauté Abron : Bondoukou et ses environs offrent un itinéraire riche pour qui veut découvrir l’Est ivoirien autrement. Voici un circuit de deux à&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/circuit-bondoukou-sorobango-soko-tourisme/">Circuit découverte autour de Bondoukou : Sorobango, Soko et la ville aux mille mosquées</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Ville historique, carrefour commercial, terre de royauté Abron : <strong>Bondoukou</strong> et ses environs offrent un itinéraire riche pour qui veut découvrir l’Est ivoirien autrement. Voici un circuit de deux à trois jours entre <strong>Bondoukou</strong>, <strong>Sorobango</strong> et <strong>Soko</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Jour 1 : Bondoukou, la ville aux mille mosquées</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="768"  alt="Grande mosquée de Bondoukou et ses minarets" class="wp-image-2287"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-1024x768.jpg" srcset="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-1024x768.jpg 1024w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-300x225.jpg 300w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-768x576.jpg 768w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-1536x1152.jpg 1536w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-1170x878.jpg 1170w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-585x439.jpg 585w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-1320x990.jpg 1320w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-600x450.jpg 600w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La grande mosquée de Bondoukou, la « ville aux mille mosquées ».<br><small>Photo : Ariel Palmon / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Great_Mosque_Bondoukou_ap_001.JPG" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC BY-SA 3.0</small></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Surnommée la « ville aux mille mosquées », Bondoukou est l’une des plus anciennes cités de Côte d’Ivoire. Elle fut pendant des siècles un <strong>carrefour du commerce caravanier</strong> entre la forêt et le Sahel, où se rencontraient commerçants dioula, populations koulango et Abron du royaume du Gyaman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son histoire est marquée par le passage de l’explorateur Louis-Gustave Binger à la fin du XIXᵉ siècle et par l’occupation de la ville par Samory Touré dans les années 1890.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À voir sur place :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>vieille ville</strong> et ses ruelles, à parcourir à pied avec un guide local ;</li>
<li>les <strong>mosquées</strong> de la ville, témoins de l’islam ancien de la région ;</li>
<li>l’ambiance des quartiers et la vie quotidienne, entre traditions et modernité.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="495"  alt="Vue aérienne du musée de Bondoukou" class="wp-image-2288"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/musee-bondoukou-vue-aerienne-1024x495.jpg" srcset="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/musee-bondoukou-vue-aerienne-1024x495.jpg 1024w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/musee-bondoukou-vue-aerienne-300x145.jpg 300w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/musee-bondoukou-vue-aerienne-768x372.jpg 768w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/musee-bondoukou-vue-aerienne-1536x743.jpg 1536w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/musee-bondoukou-vue-aerienne-1170x566.jpg 1170w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/musee-bondoukou-vue-aerienne-585x283.jpg 585w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/musee-bondoukou-vue-aerienne-1320x639.jpg 1320w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/musee-bondoukou-vue-aerienne-600x290.jpg 600w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/musee-bondoukou-vue-aerienne.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le musée de Bondoukou vu du ciel.<br><small>Photo : Mohamedcisse255 / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Climat_et_m%C3%A9t%C3%A9o_le_mus%C3%A9e_de_Bondoukou_photo_Cisse_Mohamed_from_Wiki_Loves_Africa_C%C3%B4te_d%27Ivoire_Fan_Club_14.png" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC BY-SA 4.0</small></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Jour 2 : la mosquée de Sorobango, patrimoine mondial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques kilomètres de Bondoukou, le village de <strong>Sorobango</strong> abrite une mosquée de style soudanais en banco. Elle fait partie du bien « <strong>Mosquées de style soudanais du nord ivoirien</strong> », inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses murs en terre, ses contreforts et ses pièces de bois apparentes témoignent d’un savoir-faire architectural ancien, entretenu par la communauté lors de crépissages réguliers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Jour 2 ou 3 : Soko et ses singes sacrés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Près de Bondoukou, le village de <strong>Soko</strong> est connu pour ses <strong>singes protégés</strong>, considérés comme sacrés par les habitants. Ils vivent librement dans le bois sacré et aux abords du village. Les tuer ou les maltraiter est strictement interdit par la tradition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite se fait dans le respect des règles locales : se présenter aux responsables du village, suivre les consignes et ne pas nourrir les animaux sans autorisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">À la rencontre des villages Abron</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays Abron compte de nombreux villages où la <a href="https://bron-magazine.org/rois-et-chefferies/">chefferie traditionnelle</a> reste très présente. Avant toute visite, il est d’usage de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>se présenter au chef du village ou à son représentant ;</li>
<li>expliquer le but de sa visite ;</li>
<li>demander l’autorisation avant de photographier les personnes ou les lieux sacrés.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Conseils pratiques</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Meilleure période</strong> : la saison sèche, de novembre à mars, pour des routes plus praticables.</li>
<li><strong>Guide local</strong> : indispensable pour comprendre l’histoire et respecter les usages.</li>
<li><strong>Tenue</strong> : vêtements couvrants pour la visite des mosquées et des lieux sacrés.</li>
<li><strong>Paiement</strong> : prévoir des espèces et le mobile money, plus courants que la carte bancaire.</li>
<li><strong>Respect</strong> : les lieux sacrés obéissent à des règles précises, toujours demander avant d’entrer.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour préparer votre séjour, lisez aussi nos articles <a href="https://bron-magazine.org/sites-touristiques-abron/">Sites touristiques Abron</a> et <a href="https://bron-magazine.org/explorer-le-pays-abron/">Explorer le pays Abron</a>.</p>



<p class="bron-photo-credit wp-block-paragraph">Photo de couverture : AZIMIE / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Mosqu%C3%A9e_sacr%C3%A9e_de_Sorobango.jpg" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC0</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/circuit-bondoukou-sorobango-soko-tourisme/">Circuit découverte autour de Bondoukou : Sorobango, Soko et la ville aux mille mosquées</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bron-magazine.org/circuit-bondoukou-sorobango-soko-tourisme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’igname dans la culture Abron : du champ à la table, un aliment sacré</title>
		<link>https://bron-magazine.org/igname-culture-abron-foutou-fete-des-ignames/</link>
					<comments>https://bron-magazine.org/igname-culture-abron-foutou-fete-des-ignames/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yaya Dembele]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 12:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coutumes et rites]]></category>
		<category><![CDATA[Gastronomie locale]]></category>
		<category><![CDATA[TOURISME & DÉCOUVERTE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bron-magazine.org/igname-culture-abron-foutou-fete-des-ignames/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chez les Abron, comme dans l’ensemble du monde akan, l’igname n’est pas un simple aliment. Elle nourrit les familles, structure le calendrier agricole et occupe une place centrale dans les&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/igname-culture-abron-foutou-fete-des-ignames/">L’igname dans la culture Abron : du champ à la table, un aliment sacré</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Chez les Abron, comme dans l’ensemble du monde akan, l’<strong>igname</strong> n’est pas un simple aliment. Elle nourrit les familles, structure le calendrier agricole et occupe une place centrale dans les rites qui marquent le retour des récoltes. Du champ à la table, découverte d’un tubercule pas comme les autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un aliment au cœur de l’identité akan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans de nombreuses communautés akan, la nouvelle récolte d’igname est entourée de rites. Traditionnellement, on ne consomme pas la nouvelle igname avant que les offrandes aient été faites aux ancêtres et que les autorités coutumières aient donné leur accord. Ces <strong>fêtes des ignames</strong> sont des moments de remerciement, de purification et de rassemblement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles rappellent aussi les liens entre peuples voisins. Selon un témoignage recueilli auprès de nos lecteurs, avant la célébration de la fête des ignames dans le Djuablin, les autorités viennent demander la permission au roi des Bron, en souvenir de l’<a href="https://bron-magazine.org/alliance-abron-agni-djuablin-histoire-agnibilekrou-gyaman/">alliance historique entre Abron et Agni-Djuablin</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cultiver l’igname : un savoir-faire transmis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La culture de l’igname demande du travail et de l’expérience :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Défrichage</strong> des parcelles, souvent réalisé collectivement ;</li>
<li><strong>Buttage</strong> : l’igname est plantée dans des buttes de terre qui favorisent le développement du tubercule ;</li>
<li><strong>Tuteurage</strong> des lianes ;</li>
<li><strong>Récolte</strong> et conservation dans des greniers ou à l’ombre pour garder les tubercules plusieurs mois.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces travaux ont longtemps été l’occasion d’entraide entre familles d’un même village, une solidarité qui reste vivante aujourd’hui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">À table : l’igname sous toutes ses formes</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Foutou d’igname</strong> : l’igname bouillie puis pilée au mortier, servie avec une sauce. C’est le plat de fête par excellence.</li>
<li><strong>Sauces d’accompagnement</strong> : sauce graine (à base de noix de palme), sauce arachide, sauce gombo ou sauce claire, avec viande, poisson fumé ou gibier.</li>
<li><strong>Igname bouillie</strong> avec une sauce pimentée ou de l’huile rouge.</li>
<li><strong>Igname braisée</strong>, très appréciée sur les marchés et au bord des routes.</li>
<li><strong>Ragoût d’igname</strong>, plat du quotidien dans de nombreux foyers.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="768"  alt="Foutou igname servi avec une sauce arachide" class="wp-image-2284"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/foutou-igname-sauce-arachide-1024x768.jpg" srcset="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/foutou-igname-sauce-arachide-1024x768.jpg 1024w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/foutou-igname-sauce-arachide-300x225.jpg 300w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/foutou-igname-sauce-arachide-768x576.jpg 768w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/foutou-igname-sauce-arachide-1536x1152.jpg 1536w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/foutou-igname-sauce-arachide-1170x878.jpg 1170w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/foutou-igname-sauce-arachide-585x439.jpg 585w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/foutou-igname-sauce-arachide-1320x990.jpg 1320w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/foutou-igname-sauce-arachide-600x450.jpg 600w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/foutou-igname-sauce-arachide.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le foutou igname, servi ici avec une sauce arachide.<br><small>Photo : Aboukam / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Foutou_igname_accompagn%C3%A9_de_sauce_arachide.JPG" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC BY-SA 4.0</small></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Le bruit du pilon, un symbole du foyer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le son du pilon qui frappe le mortier en fin d’après-midi fait partie des souvenirs de nombreux enfants du pays Abron. Piler le foutou est souvent un moment partagé, où l’on discute, où l’on chante, où les plus jeunes apprennent les gestes des aînés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transmettre aux nouvelles générations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En ville ou en diaspora, préparer un foutou d’igname reste une manière de garder le lien avec ses racines. Partager la recette, expliquer la signification des fêtes des ignames, c’est transmettre bien plus qu’un plat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Découvrez aussi notre article sur la <a href="https://bron-magazine.org/la-gastronomie-locale/">gastronomie locale du peuple Abron</a> et sur les <a href="https://bron-magazine.org/coutumes-et-rites-du-peuple-abron/">coutumes et rites du peuple Abron</a>.</p>



<p class="bron-photo-credit wp-block-paragraph">Photo de couverture : Esilue / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Conservation_traditionnelle_de_l%E2%80%99igname_en_C%C3%B4te_d%27Ivoire.jpg" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC BY 4.0</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/igname-culture-abron-foutou-fete-des-ignames/">L’igname dans la culture Abron : du champ à la table, un aliment sacré</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bron-magazine.org/igname-culture-abron-foutou-fete-des-ignames/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jeunesse du Gontougo : l’éducation comme moteur de l’avenir du peuple Abron</title>
		<link>https://bron-magazine.org/jeunesse-education-gontougo-avenir-abron/</link>
					<comments>https://bron-magazine.org/jeunesse-education-gontougo-avenir-abron/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yaya Dembele]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 12:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation & jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives locales]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ & DIASPORA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bron-magazine.org/jeunesse-education-gontougo-avenir-abron/</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’avenir du peuple Abron se joue aujourd’hui dans les salles de classe de Bondoukou, Tanda, Tabagne, Transua et des nombreux villages du Gontougo. Entre héritage des anciens, nouvelles ambitions et&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/jeunesse-education-gontougo-avenir-abron/">Jeunesse du Gontougo : l’éducation comme moteur de l’avenir du peuple Abron</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L’avenir du peuple Abron se joue aujourd’hui dans les salles de classe de Bondoukou, Tanda, Tabagne, Transua et des nombreux villages du <strong>Gontougo</strong>. Entre héritage des anciens, nouvelles ambitions et défis bien réels, l’éducation reste le premier levier de progrès pour la jeunesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un héritage : des aînés qui ont misé sur l’école</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire récente de la région montre combien l’école a toujours été une priorité. L’ex-député <a href="https://bron-magazine.org/folquet-joseph-francois-louis-depute-bondoukou-heritage/">FOLQUET Joseph François Louis</a> a ainsi porté la construction du CEG de Bondoukou et offert un terrain de six hectares pour le Lycée moderne. Des générations d’élèves du Zanzan en ont bénéficié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce message reste d’actualité : investir dans l’éducation, c’est investir dans la communauté tout entière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des modèles qui inspirent la nouvelle génération</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La jeunesse du Gontougo peut s’appuyer sur des parcours remarquables, à l’image de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://bron-magazine.org/elodie-yeboua/">Élodie Yeboua</a>, jeune auteure de Tabagne dont le livre est inscrit au programme de 6ᵉ ;</li>
<li><a href="https://bron-magazine.org/cynthia-thanaud/">Cynthia Thanaud</a>, entrepreneure originaire de Transua ;</li>
<li><a href="https://bron-magazine.org/kra-kouame/">Kra Kouamé Kouman</a>, technocrate qui honore la région.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trajectoires prouvent qu’on peut partir du Gontougo et réussir, tout en restant attaché à ses racines.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="768"  alt="Bâtiment de trois salles de classe dans un village ivoirien" class="wp-image-2281"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/salles-de-classe-ecole-village-1024x768.jpg" srcset="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/salles-de-classe-ecole-village-1024x768.jpg 1024w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/salles-de-classe-ecole-village-300x225.jpg 300w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/salles-de-classe-ecole-village-768x576.jpg 768w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/salles-de-classe-ecole-village-1536x1152.jpg 1536w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/salles-de-classe-ecole-village-1170x878.jpg 1170w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/salles-de-classe-ecole-village-585x439.jpg 585w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/salles-de-classe-ecole-village-1320x990.jpg 1320w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/salles-de-classe-ecole-village-600x450.jpg 600w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/salles-de-classe-ecole-village.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une école de village : les infrastructures restent un défi majeur.<br><small>Photo : Yasield / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Un_b%C3%A2timent_de_3_salles_de_classe_au_village_de_Gb%C3%A9titap%C3%A9a_01.jpg" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC0</small></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Les défis à relever</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Distance et accès</strong> : dans certaines zones rurales, les élèves parcourent de longues distances pour rejoindre le collège ou le lycée.</li>
<li><strong>Orientation</strong> : beaucoup de jeunes manquent d’informations sur les filières, les bourses et les métiers d’avenir.</li>
<li><strong>Numérique</strong> : l’accès à Internet et aux outils informatiques reste inégal.</li>
<li><strong>Exode</strong> : une partie des diplômés quitte la région faute d’opportunités locales.</li>
<li><strong>Transmission culturelle</strong> : la langue Brong et les savoirs traditionnels se transmettent moins dans les familles urbaines.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Des pistes concrètes pour agir</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Mentorat</strong> : mettre en relation lycéens et étudiants avec des cadres et des membres de la diaspora.</li>
<li><strong>Bibliothèques villageoises</strong> et clubs de lecture, dans l’esprit du travail d’Élodie Yeboua.</li>
<li><strong>Cours de soutien</strong> pendant les vacances, animés par les étudiants de la région.</li>
<li><strong>Bourses communautaires</strong> financées par les associations de ressortissants.</li>
<li><strong>Apprentissage du Brong</strong>, avec des ressources comme <a href="https://bron-magazine.org/apprendre-le-brong/">nos contenus pour apprendre la langue</a>.</li>
<li><strong>Formation aux métiers locaux</strong> : agriculture moderne, transformation de l’anacarde, artisanat, numérique.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Vous portez une initiative ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Association, club, enseignant, étudiant ou parent : si vous menez une action pour l’éducation ou la jeunesse dans le Gontougo, BRON Magazine veut la faire connaître. Écrivez-nous à <a href="mailto:amanien@bron-magazine.org">amanien@bron-magazine.org</a>.</p>



<p class="bron-photo-credit wp-block-paragraph">Photo de couverture : Mohamedcisse255 / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Climat_et_m%C3%A9t%C3%A9o_le_mur_du_lyc%C3%A9e_de_Bondoukou_photo_Cisse_Mohamed_from_Wiki_Loves_Africa_C%C3%B4te_d%27Ivoire_Fan_Club_10.png" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC BY-SA 4.0</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/jeunesse-education-gontougo-avenir-abron/">Jeunesse du Gontougo : l’éducation comme moteur de l’avenir du peuple Abron</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bron-magazine.org/jeunesse-education-gontougo-avenir-abron/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Anacarde dans le Gontougo : l’or gris qui transforme l’économie du pays Abron</title>
		<link>https://bron-magazine.org/anacarde-gontougo-bondoukou-economie-cajou/</link>
					<comments>https://bron-magazine.org/anacarde-gontougo-bondoukou-economie-cajou/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yaya Dembele]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 12:00:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture & ressources]]></category>
		<category><![CDATA[ÉCONOMIE & DÉVELOPPEMENT]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bron-magazine.org/anacarde-gontougo-bondoukou-economie-cajou/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans les villages du Gontougo, de Bondoukou à Tanda en passant par Transua, la saison de l’anacarde rythme la vie économique. Ramassage des noix, séchage au soleil, pesée, vente aux&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/anacarde-gontougo-bondoukou-economie-cajou/">Anacarde dans le Gontougo : l’or gris qui transforme l’économie du pays Abron</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans les villages du <strong>Gontougo</strong>, de Bondoukou à Tanda en passant par Transua, la saison de l’<strong>anacarde</strong> rythme la vie économique. Ramassage des noix, séchage au soleil, pesée, vente aux acheteurs : pour des milliers de familles du pays Abron, la noix de cajou est devenue en quelques décennies l’une des principales sources de revenus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Côte d’Ivoire, géant mondial de la noix de cajou</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire est aujourd’hui le <strong>premier producteur mondial de noix de cajou brute</strong>. Une large part de cette production provient du nord et du nord-est du pays, où le climat de savane convient parfaitement à l’anacardier. Le district du Zanzan, et en particulier la région du Gontougo, figure parmi les grandes zones de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Planté au départ pour lutter contre l’érosion et le reboisement, l’anacardier s’est imposé comme une culture de rente à part entière, aux côtés des cultures vivrières comme l’igname, le maïs ou l’arachide.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="1024"  alt="Pomme de cajou et sa noix sur un anacardier" class="wp-image-2278"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pomme-cajou-anacardier-1024x1024.jpg" srcset="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pomme-cajou-anacardier-1024x1024.jpg 1024w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pomme-cajou-anacardier-300x300.jpg 300w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pomme-cajou-anacardier-150x150.jpg 150w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pomme-cajou-anacardier-768x768.jpg 768w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pomme-cajou-anacardier-1536x1536.jpg 1536w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pomme-cajou-anacardier-1170x1170.jpg 1170w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pomme-cajou-anacardier-585x585.jpg 585w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pomme-cajou-anacardier-1320x1320.jpg 1320w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pomme-cajou-anacardier-600x600.jpg 600w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pomme-cajou-anacardier-100x100.jpg 100w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pomme-cajou-anacardier.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La pomme de cajou et sa noix, encore accrochées à l’anacardier.<br><small>Photo : Royalesignature / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Yellow_Cashew_fruit_on_the_tree.jpg" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC BY-SA 4.0</small></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Le calendrier d’une campagne</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Floraison</strong> : en fin d’année, au cœur de la saison sèche.</li>
<li><strong>Récolte</strong> : les pommes tombent avec leurs noix ; les producteurs ramassent les noix au sol, généralement de février à mai.</li>
<li><strong>Séchage</strong> : étape décisive pour la qualité et donc pour le prix.</li>
<li><strong>Commercialisation</strong> : la campagne est ouverte officiellement chaque année avec un <strong>prix plancher</strong> fixé par l’État, à travers le Conseil du Coton et de l’Anacarde.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Les défis de la filière dans le pays Abron</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’anacarde a apporté des revenus, la filière reste fragile pour les petits producteurs :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Dépendance à l’exportation de noix brutes</strong> : une grande partie de la valeur ajoutée (décorticage, transformation de l’amande) se crée hors du pays.</li>
<li><strong>Prix fluctuants</strong> : le prix réellement payé bord-champ peut s’éloigner du prix plancher, selon les intermédiaires et l’état des pistes.</li>
<li><strong>Qualité</strong> : un mauvais séchage ou stockage fait baisser le prix au kilo.</li>
<li><strong>Vieillissement des vergers</strong> : de nombreuses plantations anciennes produisent moins.</li>
<li><strong>Équilibre avec les cultures vivrières</strong> : l’expansion des vergers peut réduire les terres consacrées à l’igname et aux autres cultures nourricières.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Transformer sur place : la vraie opportunité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation locale est l’enjeu majeur des prochaines années. Décorticage de l’amande, torréfaction, emballage, mais aussi valorisation de la <strong>pomme de cajou</strong>, souvent laissée au sol alors qu’elle peut donner du jus, de la confiture ou du vinaigre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des unités de transformation dans le Gontougo créeraient des emplois pour les jeunes et les femmes, et retiendraient une plus grande part de la valeur dans la région. Les coopératives de producteurs ont un rôle clé à jouer : regrouper les volumes, négocier les prix, former aux bonnes pratiques de séchage et de stockage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que peut faire la communauté Abron</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Soutenir et structurer les <strong>coopératives</strong> villageoises.</li>
<li>Encourager les cadres et la diaspora à investir dans de <strong>petites unités de transformation</strong>.</li>
<li>Former les jeunes aux métiers de la filière : qualité, logistique, transformation, commerce.</li>
<li>Préserver un équilibre entre anacarde et cultures vivrières pour la sécurité alimentaire.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L’anacarde n’est pas seulement une culture d’exportation : bien organisée, elle peut devenir un levier durable de développement pour le pays Abron. Pour aller plus loin, lisez notre dossier <a href="https://bron-magazine.org/economie-et-developpement/">Économie et développement du peuple Abron</a>.</p>



<p class="bron-photo-credit wp-block-paragraph">Photo de couverture : Monsieur Kouamé Daniel Directeur de l&#039;école de Doumorossi / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Les_femmes_de_la_coop%C3%A9rative_en_pleine_r%C3%A9colte_de_l%27anarcade.jpg" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC BY-SA 4.0</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/anacarde-gontougo-bondoukou-economie-cajou/">Anacarde dans le Gontougo : l’or gris qui transforme l’économie du pays Abron</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bron-magazine.org/anacarde-gontougo-bondoukou-economie-cajou/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Koko et la Dot en pays Bron : comprendre le mariage traditionnel Abron</title>
		<link>https://bron-magazine.org/koko-et-dot-en-pays-bron-mariage-tradition-abron/</link>
					<comments>https://bron-magazine.org/koko-et-dot-en-pays-bron-mariage-tradition-abron/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yaya Dembele]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 11:45:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coutumes et rites]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE & PATRIMOINE]]></category>
		<category><![CDATA[Langue et traditions orales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bron-magazine.org/koko-et-dot-en-pays-bron-mariage-tradition-abron/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans la société Abron (Brong), le mariage traditionnel s’organise autour de deux étapes souvent évoquées : le Koko et la Dot. Loin d’être une simple liste d’objets, ces offrandes portent&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/koko-et-dot-en-pays-bron-mariage-tradition-abron/">Le Koko et la Dot en pays Bron : comprendre le mariage traditionnel Abron</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans la société Abron (Brong), le mariage traditionnel s’organise autour de deux étapes souvent évoquées : le <strong>Koko</strong> et la <strong>Dot</strong>. Loin d’être une simple liste d’objets, ces offrandes portent une symbolique familiale, sociale et spirituelle. Voici ce que la mémoire culturelle Brong Gyaman en retient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Koko : première présentation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Koko marque souvent la première démarche officielle auprès de la famille de la future épouse. Parmi les éléments cités par la tradition contemporaine :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>2 bouteilles de gin pour le père de la future mariée (le Koko).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étape ouvre le dialogue entre les familles. Des aînés rappellent toutefois que les formes ont évolué : autrefois, la reconnaissance mutuelle pouvait primer sur des offrandes matérielles importantes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="813"  alt="Pagnes Kentè aux motifs variés" class="wp-image-2295"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-1024x813.jpg" srcset="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-1024x813.jpg 1024w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-300x238.jpg 300w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-768x610.jpg 768w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-1536x1220.jpg 1536w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-1170x929.jpg 1170w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-585x465.jpg 585w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-1320x1049.jpg 1320w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs-600x477.jpg 600w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/pagnes-kente-motifs.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les pagnes, dont le Kentè, figurent parmi les présents de la Dot.<br><small>Photo : Warmglow / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Different_Kente_cloth,_Tafi,_Volta_region.jpg" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC0</small></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">La Dot : alliance et responsabilités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Dot approfondit l’alliance. Selon les usages rapportés en pays Bron, elle peut comprendre notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>2 bouteilles de gin, et d’autres liqueurs si possible, pour le père de la mariée ;</li>
<li>2 pagnes Kentè pour le père ;</li>
<li>3 morceaux de tissus pour confectionner des <em>nika</em> (culottes) pour le père, avec une contribution financière associée ;</li>
<li>1 sac de sel et 1 pagne Kentè pour la mère ;</li>
<li>une contribution pour la mère (liée à la « corde » portée avec le pagne) ;</li>
<li>une contribution pour le ou les frères de la future mariée (machette symbolique : devoir de veiller sur les neveux et nièces) ;</li>
<li>un tabouret royal pour la future mariée ;</li>
<li>une contribution financière, un pagne Kentè et d’autres pagnes pour la future mariée ;</li>
<li>perles, bijoux, chaussures, poudre, parfum, miroir pour la future mariée.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">La symbolique des 205 F CFA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un point essentiel : <strong>les Brong ne mettent pas l’accent sur de fortes sommes d’argent</strong>. L’essentiel demeure symbolique. Autrefois, le montant demandé était de <strong>205 F CFA</strong>. Quelle que soit la somme offerte aujourd’hui, la tradition veut qu’on y ajoute ces 205 F CFA, en mémoire de l’usage ancien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi ces rites comptent encore</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Koko et la Dot rappellent que le mariage Abron unit des familles, pas seulement deux personnes. Le tabouret, les pagnes Kentè, le sel ou la machette disent respectivement dignité, alliance, hospitalité et responsabilité intergénérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme toute tradition vivante, ces pratiques se discutent et évoluent. Les documenter, c’est permettre aux jeunes générations — à Bondoukou, dans le Gontougo et en diaspora — de comprendre le sens avant de moderniser la forme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Source : Brong Gyaman Culture — « Le Koko et la Dot en pays Bron » (via BRON Magazine Facebook). Ofrititi yè Sankofa.</em></p>



<p class="bron-photo-credit wp-block-paragraph">Photo de couverture : Blayke Images</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/koko-et-dot-en-pays-bron-mariage-tradition-abron/">Le Koko et la Dot en pays Bron : comprendre le mariage traditionnel Abron</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bron-magazine.org/koko-et-dot-en-pays-bron-mariage-tradition-abron/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Alliance Abron–Agni-Djuablin : l’histoire d’un territoire partagé</title>
		<link>https://bron-magazine.org/alliance-abron-agni-djuablin-histoire-agnibilekrou-gyaman/</link>
					<comments>https://bron-magazine.org/alliance-abron-agni-djuablin-histoire-agnibilekrou-gyaman/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yaya Dembele]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 11:45:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d’Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE & PATRIMOINE]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire du peuple Abron]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bron-magazine.org/alliance-abron-agni-djuablin-histoire-agnibilekrou-gyaman/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a plusieurs siècles, dans l’Est de l’actuelle Côte d’Ivoire, deux peuples voient leurs destins se croiser : les Abron du Gyaman et les Agni-Djuablin. Derrière le nom d’Agnibilékrou&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/alliance-abron-agni-djuablin-histoire-agnibilekrou-gyaman/">Alliance Abron–Agni-Djuablin : l’histoire d’un territoire partagé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Il y a plusieurs siècles, dans l’Est de l’actuelle Côte d’Ivoire, deux peuples voient leurs destins se croiser : les <strong>Abron du Gyaman</strong> et les <strong>Agni-Djuablin</strong>. Derrière le nom d’<strong>Agnibilékrou</strong> se cache une mémoire d’alliances, de guerres, de migrations et de fraternité encore vivante dans les traditions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Gyaman face à Bouna</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À cette époque, les Abron sont déjà solidement établis autour de <strong>Bondoukou</strong>. Leur royaume, le <strong>Gyaman</strong>, s’étend sur un vaste territoire. Mais cette expansion rencontre des résistances : à l’ouest, le royaume de <strong>Bouna</strong> n’accepte pas facilement leur progression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les affrontements commencent. Lors d’une nouvelle guerre, les Abron ont besoin d’alliés. C’est alors que les Djuablin entrent dans l’histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le soutien des Djuablin et la naissance d’une alliance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la tradition, le roi agni de <strong>Dadiesso</strong> (dans l’actuel Ghana) aurait encouragé les Djuablin établis dans cette région à soutenir les Abron. Le prince <strong>Bredou Assamandjè</strong> prend la tête des guerriers djuablin et marche aux côtés des Abron.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble, ils affrontent les adversaires venus de Bouna. La victoire obtenue, une alliance plus profonde naît entre les deux peuples. Pour récompenser ce soutien, les Abron auraient accordé aux Djuablin un territoire où s’établir. Les villages se multiplient progressivement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’or de Basso, Essikasso et Agnibilékrou</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un événement donne ensuite une nouvelle importance à cette terre : la découverte de l’or aux abords de la rivière <strong>Basso</strong>. Attirés par cette richesse, des Djuablin quittent progressivement Dadiesso pour pratiquer l’orpaillage. Le lieu prend le nom d’<strong>Essikasso</strong> (ou Assikasso), traditionnellement associé à l’or.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil du temps, la communauté djuablin s’organise. Le roi <strong>Agnini Bilé</strong> aurait établi <strong>Agnibilékrou</strong> comme centre politique du royaume djuablin. La ville devient le cœur du pouvoir.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="649"  alt="Carte postale ancienne d’un tam-tam à Assikasso, cercle de l’Indénié" class="wp-image-2311"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tam-tam-assikasso-indenie-1024x649.jpg" srcset="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tam-tam-assikasso-indenie-1024x649.jpg 1024w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tam-tam-assikasso-indenie-300x190.jpg 300w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tam-tam-assikasso-indenie-768x487.jpg 768w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tam-tam-assikasso-indenie-1536x973.jpg 1536w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tam-tam-assikasso-indenie-1170x741.jpg 1170w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tam-tam-assikasso-indenie-585x371.jpg 585w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tam-tam-assikasso-indenie-1320x837.jpg 1320w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tam-tam-assikasso-indenie-600x380.jpg 600w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/tam-tam-assikasso-indenie.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Un tam-tam à Assikasso (cercle de l’Indénié), carte postale du début du XXe siècle.<br><small>Photo : Gaston A. Renaud (1876-1924) / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Un_tam-tam_%C3%A0_Assikasso_(C%C3%B4te_d%27Ivoire).jpg" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, Public domain</small></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Une mémoire encore vivante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une ancienne tradition raconte qu’un homme conduit devant le roi d’Agnibilékrou répond : « Je suis Abron. » Le souverain ordonne alors de le relâcher — car être Abron rappelle l’alliance fondatrice entre les deux peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre tradition rapporte que le roi des Abron aurait assisté à l’intronisation d’un roi djuablin, pour rappeler publiquement ces liens anciens. Aujourd’hui encore, des témoins évoquent des gestes de respect mutuel liés à cette mémoire partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, l’histoire de l’Est ivoirien ne se réduit pas aux frontières administratives : elle se lit aussi dans les alliances Abron–Agni-Djuablin, transmises de génération en génération.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Source inspirante : Bondoukou Infos — « L’alliance entre les Abron et les Agni-Djuablin » (Facebook). Adaptation éditoriale BRON Magazine.</em></p>



<p class="bron-photo-credit wp-block-paragraph">Photo de couverture : Bondoukou Infos</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/alliance-abron-agni-djuablin-histoire-agnibilekrou-gyaman/">Alliance Abron–Agni-Djuablin : l’histoire d’un territoire partagé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bron-magazine.org/alliance-abron-agni-djuablin-histoire-agnibilekrou-gyaman/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FOLQUET Joseph François Louis : l’ex-député de Bondoukou qui a marqué le Gontougo</title>
		<link>https://bron-magazine.org/folquet-joseph-francois-louis-depute-bondoukou-heritage/</link>
					<comments>https://bron-magazine.org/folquet-joseph-francois-louis-depute-bondoukou-heritage/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yaya Dembele]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 11:44:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d’Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire du peuple Abron]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits & témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Région de Bondoukou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bron-magazine.org/folquet-joseph-francois-louis-depute-bondoukou-heritage/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Parmi les figures qui ont façonné le destin de Bondoukou et du Gontougo, FOLQUET Joseph François Louis (1927-2002) occupe une place singulière. Ingénieur des travaux publics, député de la République,&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/folquet-joseph-francois-louis-depute-bondoukou-heritage/">FOLQUET Joseph François Louis : l’ex-député de Bondoukou qui a marqué le Gontougo</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Parmi les figures qui ont façonné le destin de <strong>Bondoukou</strong> et du <strong>Gontougo</strong>, <strong>FOLQUET Joseph François Louis</strong> (1927-2002) occupe une place singulière. Ingénieur des travaux publics, député de la République, dirigeant de presse et mécène de l’éducation : son parcours relie l’histoire familiale des Folquet à la construction de la Côte d’Ivoire moderne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une lignée enracinée à Bondoukou</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 1898, le commandant français <strong>FOLQUET Léon Eugène François</strong> est affecté à Bondoukou comme administrateur, chef de subdivision. Il épouse <strong>Ama M’ma</strong>, originaire de la province Pinango (village de Kiendi Huiseré, sous-préfecture de Sorobango, et Bohi, sous-préfecture d’Appimadoum).</p>



<p class="wp-block-paragraph">De cette union naît à Bondoukou, le 8 octobre 1902, un fils unique : <strong>FOLQUET Georges Louis</strong>. Formé en sciences médicales, il devient le <strong>premier médecin natif de la colonie de Côte d’Ivoire</strong>. Marié à PAULE Clémens, professionnelle de santé dont la famille était basée à Grand-Bassam, le couple a quatre fils :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>FOLQUET Joseph François Louis (10 octobre 1927 – 26 décembre 2002)</li>
<li>FOLQUET Jean Jacques (25 octobre 1929 – 10 mai 2014)</li>
<li>FOLQUET Louis Guillaume (27 décembre 1931 – 25 décembre 2017)</li>
<li>FOLQUET Maurice (1934 – 30 juillet 2013)</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">De Bobo-Dioulasso à Bingerville, puis la France</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 1938, Joseph François Louis suit sa mère, en service à l’hôpital de Bobo-Dioulasso (alors Haute Côte d’Ivoire). Il y obtient le CEPE, avant d’être affecté en 1942 au <strong>Lycée de Bingerville</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1946, il fait partie des élèves cooptés pour poursuivre leurs études en France — l’« aventure de 1946 ». Il en revient ingénieur, spécialisé dans le calcul du béton armé (travaux publics et bâtiments).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une carrière politique et institutionnelle au service de la nation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement à sa profession, il s’engage en politique. Le <strong>12 avril 1959</strong>, il est élu député à l’Assemblée constituante de Côte d’Ivoire. Il est réélu à l’Assemblée nationale en novembre 1960, puis en 1965, 1970 et 1975.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également exercé des responsabilités majeures, parmi lesquelles :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Directeur du quotidien <em>Fraternité-Matin</em></li>
<li>Président du conseil d’administration de l’Office de promotion de l’entreprise ivoirienne (OPEI)</li>
<li>Président du conseil d’administration de la SOCEF</li>
<li>Commissaire du gouvernement auprès de l’Ordre des architectes</li>
<li>Administrateur de plusieurs sociétés, dont la LONACI, la SOGEFIHA et le Fonds de garantie aux entreprises ivoiriennes</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Distingué Commandeur de l’Ordre du Liberia et Officier de l’Ordre national de Côte d’Ivoire, il multiplie les voyages d’études (Angleterre, Belgique, Kenya, Madagascar, Porto Rico, États-Unis).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="768"  alt="Grande mosquée de Bondoukou" class="wp-image-2309"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-2-1024x768.jpg" srcset="https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-2-1024x768.jpg 1024w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-2-300x225.jpg 300w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-2-768x576.jpg 768w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-2-1536x1152.jpg 1536w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-2-1170x878.jpg 1170w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-2-585x439.jpg 585w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-2-1320x990.jpg 1320w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-2-600x450.jpg 600w, https://bron-magazine.org/wp-content/uploads/2026/10/grande-mosquee-bondoukou-2.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Bondoukou, la ville que Folquet Joseph François Louis a représentée.<br><small>Photo : Ariel Palmon / <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Great_Mosque_Bondoukou_ap_002.JPG" target="_blank" rel="noopener">Wikimedia Commons</a>, CC BY-SA 3.0</small></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Deux héritages concrets pour Bondoukou</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Bondoukou, deux réalisations restent associées à son nom :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la construction du <strong>CEG de Bondoukou</strong> ;</li>
<li>la donation d’un terrain de <strong>six hectares</strong> pour la construction du <strong>Lycée moderne de Bondoukou</strong>, face au domicile de feu El Ouattara Dabila.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Des générations d’élèves du Zanzan ont ainsi étudié grâce à cet engagement. Comme le rappellent de nombreux témoins, peu de cadres locaux ont autant lié réussite nationale et investissement éducatif sur leur terre d’origine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mémoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Monsieur le député FOLQUET Joseph François Louis a vécu utile. Sa mémoire continue d’éclairer l’histoire contemporaine du peuple Abron et de Bondoukou.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sources et témoignage : Morou Gbané — publication BRON Magazine (Facebook).</em></p>



<p class="bron-photo-credit wp-block-paragraph">Photo de couverture : BRON Magazine</p>
<p>L’article <a href="https://bron-magazine.org/folquet-joseph-francois-louis-depute-bondoukou-heritage/">FOLQUET Joseph François Louis : l’ex-député de Bondoukou qui a marqué le Gontougo</a> est apparu en premier sur <a href="https://bron-magazine.org">BRON Magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bron-magazine.org/folquet-joseph-francois-louis-depute-bondoukou-heritage/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
